Un monde de chats
Un truc que j’aime bien dans ma résidence, c’est qu’il y a plein de chats. Partout. Tout le temps. A l’exception d’un pauvre pépère à qui il manque un œil, ils ont tous l’air assez jeunes et ont la faculté de m’amuser dès que je vois leurs bouilles.
Le matin, quand je vais travailler, on voit les voit déjà à l’affut. Pas toujours bien réveillés, ils sursautent au moindre bruit. En général, ce sont deux chats noirs qui sont de sortie. Un peu plus loin, il y a jusqu’à trois chats qui squattent parfois derrière une fenêtre à regarder passer les voitures.
Quand je suis chez moi en journée, je vois souvent un chat blanc sur le parking qui se prélasse sur le macadam chauffé par le soleil. Dans le même coin, il n’est pas rare non plus de voir un chat tigré qui semble préférer marcher dans l’herbe et qui se plait à aller et venir dans les jardins des propriétés voisines.
Quand je prends ma voiture, je suis toujours vigilant, car plus d’une fois je me suis retrouvé à devoir piler parce qu’un chat trop pressé de traverser n’avait pas compris qu’il ne pouvait pas rivaliser avec la voiture. Alors ils accélèrent le rythme auquel ils agitent leurs petites pattes pour avancer, c’est très drôle à voir mais parfaitement inefficace…
Mais ce que je préfère, c’est encore le soir quand je vois les deux chats tachetés du quartier qui observent le monde, l’un coincé derrière un grillage à une fenêtre, l’autre coincé sur son balcon. Et à chaque fois, ces deux là me regardent passer avec la même tête de bête curieuse. Ca a le don de me faire sourire systématiquement et de me remettre bonne humeur après une longue journée de travail.

