Mes amis sont les amis de mes amis
Alors que je consultais mon profil Facebook, je remarquais qu’avec la dernière proposition que j’avais acceptée (en tout bien tout honneur), j’avais désormais 10 fois plus d’amis que depuis fin août (et le nombre de fois où j’y apparais n’a pas bougé). Quel chemin parcouru en si peu de temps ! Pour autant, tout n’est pas rose dans le petit monde de Facebook…
J’ai par exemple remarqué ce week-end qu’il me cachait des informations et qu’il se permettait en plus de me censurer ! En cliquant par hasard sur un pseudo dont j’avais demandé à voir toutes les publications, j’ai découvert une photo publiée qui refusait d’apparaître dans mon fil d’actualité. Le seul moyen de la voir, c’était de regarder directement le mur de son auteur, ou d’afficher une liste où il apparaissait mais ça m’affichait alors aussi certaines publications que je ne souhaitais pas voir. Ma confiance en la belle mécanique Facebook qui semblait pourtant bien rouler en a pris en coup… Et ça s’est aggravé lorsque j’ai constaté qu’un message que j’avais publié n’apparaissait pas non plus sur le fil d’actualité de mon autre moi. Oui parce qu’il faut que ça serve quand même parfois un peu d’être schizophrène, il s’agirait pas que ce soit toujours une tare…
Et modifiant l’appartenance aux listes de mon autre moi, je me suis rendu compte à quel point j’étais naïf : je croyais avoir bien paramétré mon compte pour assurer l’étanchéité entre mes univers, ceux qui appartenaient à une liste n’étaient pas censés voir ce qui appartenaient à l’autre liste. Ca marchait très bien pour tout ce que je publiais. Sauf que justement ça ne marchait que pour ce que je publiais. Car lorsque me suis supprimé de la liste des gens autorisés à voir ce que publiaient mes amis blogueurs, j’ai continué à voir des noms de blogueurs que je n’étais plus censé voir, je les voyais par les commentaires que j’avais pu laisser. Car Facebook a oublié un détail avec toutes ses options : lorsqu’un ami vient publier sur mon mur, il tient bien compte des listes où il apparaît. Mais lorsque cet ami publie sur son propre mur un billet visible de ses amis et des amis de ses amis, mes listes sont ignorées. Et lorsque je commente, puisque je ne pense pas systématiquement à vérifier le niveau de confidentialité des publications, tout le monde voit ce que j’écris ainsi que le sujet commenté ! La confidentialité des uns s’arrête là où commence la sphère publique des autres. Peut mieux faire…
Finalement Facebook n’offre qu’une confidentialité très limitée, et je me dis qu’en dehors des blogueurs, j’ai bien fait de n’y prendre pour ami qu’une personne auprès de qui la fuite de l’existence de ce blog ne serait pas grave. Je n’ose pas imaginer en revanche ce que ça aurait pu donner si ma mère avait été sur Facebook et si elle connaissait mon profil : j’aurais été outé par ce biais à l’insu de mon plein gré. Mais maintenant que je sais comme la frontière entre les membres Facebook est poreuse, j’ai compris que le seul moyen d’assurer une certaine étanchéité était d’avoir plusieurs profils distincts, n’en déplaise aux gestionnaires de réseaux sociaux qui voudraient qu’on n’y existe qu’une fois et qu’on y affiche toute sa vie. J’ai donc décidé de limiter mon usage de la confidentialité. J’ouvre les frontières. J’aurai peut-être bientôt un nouveau lecteur, qui sait ?


