Viviane, sors de mes rêves !
Depuis que je travaille, j’ai toujours réussi, à quelques exceptions près, à oublier le boulot une fois que je l’avais quitté. Il me suffisait de franchir la porte et de me retrouver à l’air libre pour purger ma mémoire de tous les petits tracas de la journée. L’inconvénient, c’était qu’il fallait réapprendre tous les matins ce qui s’était passé la veille, mais cette faculté m’assurait une tranquillité d’esprit en dehors des heures de travail et donc un certain bien-être. Mais il faut croire que l’adage dit vrai et toutes les bonnes choses auraient une fin. Je ne sais pas si c’est la systématisation des horaires à rallonge, si c’est l’approche d’échéances dont je me dis que je ne pourrai pas toutes les respecter, la multiplication des tâches en retard qui perturbent les tâches en cours, l’accumulation du mécontentement d’utilisateurs dont certains ne manquent jamais de me rappeler régulièrement leur position partisane, les déplacements réguliers qui contribuent à m’empêcher de faire mon boulot, la période de Noël qui voudrait que j’aie déjà des idées cadeaux alors que je ne me suis pas encore posé la question contrairement à mes habitudes, la valse des assurances qui refusent de s’intéresser à mon problème de fenêtre, ou que sais-je encore. Toujours est-il que la petite bulle dans laquelle je vivais semble s’être dissolue avec l’acidité des propos de certains interlocuteurs professionnels. C’est ainsi que je me suis réveillé samedi matin en train de batailler avec une utilisatrice qui va me spammer pendant les longs mois qui viennent si je ne trouve pas rapidement une solution à son problème. Les lecteurs de Ditom auront compris que le titre était une référence à sa Viviane avec laquelle j’ai eu l’impression de me réveiller ce jour-là. Car s’il y a bien une chose que je déteste, c’est de me réveiller en réalisant que j’ai rêvé du boulot, mais ces derniers temps il occupe la majeure partie de mes pensées et ça risque de durer pendant les encore 5 à 6 mois que va durer le projet en cours. Dans la journée, je me suis encore surpris à repenser au boulot par intermittence, et ça m’a déplu. Hier, je ne me souviens pas avoir pensé au boulot, mais c’était sans doute parce que mon attention était monopolisée par le mal de crâne qui me tenait compagnie depuis le réveil (alors que je n’avais même pas bu une goutte d’alcool la veille !). Ce n’est qu’en me levant ce matin que j’ai retrouvé un début de sérénité. Mais c’est ballot, c’est aussi ce matin qu’il va falloir reprendre le boulot, et je ne me sens pas encore reposé !
Allez, comme on dit… Arbeit !

