Je suis venu te dire…
Quand on est blogueur, on est une personnalité semi-publique. Publique parce que tout ce qu’on écrit est lâché sur la toile, visible de n’importe qui n’importe quand, certains prenant goût à ce qu’on écrit ou montre et revenant nous voir plus moins régulièrement. Mais semi-publique seulement parce qu’on garde le plus souvent une certaine part d’anonymat, plus ou moins prononcée selon le blogueur. On ne dévoile que certaines choses qu’on veut bien révéler, parfois plus que ce qu’on croit, mais on est rarement harcelé par des paparazzi indiscrets voudraient en montrer trop, et puis semi-publique aussi parce que le lectorat reste souvent limité quand il n’est pas confidentiel.
Mais quand on est une star internationale comme moi (avec sur le dernier mois, pas moins de 10% hors de visiteurs hors d’Europe et 8% hors de France métropolitaine), ça fait toujours plaisir de voir que les lecteurs s’intéressent réellement à ce qu’on écrit et ne font pas que regarder les images ou repartir aussi vite qu’ils sont arrivés parce qu’ils ont tapé “bite poil cul” sur Google. La partie visible de cette population qui lit, ce sont ceux qui laissent un petit commentaire suite à une publication. Et puis il y a la masse des invisibles. Mais parfois certains sortent du lot et laissent un message privé. J’ai ainsi eu le plaisir de découvrir ce matin un tel message dans ma boite.
Je remercie celui que me l’a envoyé, et tout en m’interrogeant sur son identité (un prénom connu implique-t-il que l’émetteur soit connu ou que ce soit un homonyme ?), je n’ai pas l’intention de rendre public ce message que j’ai interprété comme message privé n’appelant pas nécessairement de réponse publique. Je noterai juste que son auteur utilise des smiley à l’envers des miens, ce qui fait que je ne les ai pas tout de suite vus. Et là, je me suis demandé : serait-il gaucher ?

