En avril, mange des radis
Je ne dors pas, mais il y avait bien longtemps que je ne m’étais pas épanché par ici, bien longtemps aussi que j’ai de nouveau perdu un rythme de prise d’informations régulière auprès des e-amis, et je ne parle même pas de Facebook ou Twitter où seul plane le fantôme très éthéré de ce qui fut jadis un Loup. A l’origine de tout ceci, un travail de conception : la décision avait été prise il y a déjà un an et demi, mais la graine n’avait vraiment été semée qu’en août dernier. Et après 9 mois de gestation, après avoir ressenti une gêne de plus en plus intense au fur et à mesure que l’échéance approchait, après les dernières contractions, le jour J était finalement arrivé. Et comme l’accouchement s’est fait sans douleur, sans cri stridents, et parce qu’il était hors de question de me passer de ce droit, j’ai décidé de m’accorder quelques jours de congés paternité : j’en aurai d’ailleurs bien besoin car il restera encore du boulot avant que le bébé ne commence à marcher tout seul. J’espère seulement que la fin de la permission se traduira tout de même par un retour à un rythme de vie plus normal.
Mon congé paternité a commencé par une période compulsive : Noël étant passé, ce sont des cadeaux de Pâques que je me suis offerts. La carte bancaire a commencé à chauffer et ce n’est pas fini. Le plus important a consisté à rattraper le retard technologique que j’avais accumulé, et depuis le monde semble plus beau : ce qui était fade devient beau, et ce qui était beau devient magnifique, ce qui était plat prend même du relief. Alors depuis deux jours, je profite de ce nouveau monde, en attendant de le peupler encore un peu plus. Mais avant de refaire chauffer la carte, je vais sortir une autre carte et profiter du seul jour prévu pour être ensoleillé à faire du tourisme de proximité. La prise de risque est faible pour faciliter l’atteinte de l’objectif. Ce sera un petit pas pour l’Homme, mais un grand pas pour le Loup.


