En avril, mange des radis
Je ne dors pas, mais il y avait bien longtemps que je ne m’étais pas épanché par ici, bien longtemps aussi que j’ai de nouveau perdu un rythme de prise d’informations régulière auprès des e-amis, et je ne parle même pas de Facebook ou Twitter où seul plane le fantôme très éthéré de ce qui fut jadis un Loup.
Je poursuis avec ma promesse de beaux mâles, et tant pis si la photo n’a aucun rapport avec le texte : lui m’appellerait plutôt au voyage alors la journée d’hier a surtout été une longue journée de travail. Je n’ai même pas eu de difficulté à revenir dans le sujet, je n’ai pas dû partir assez longtemps. Le seul inconvénient était une boite pleine qui m’empêchait d’envoyer de nouveaux mails. Mais je sens quand même une différence : je me sens malgré tout plus efficace qu’avant de partir… Ou alors c’est parce que tous mes collègues étaient en réunion quand ils n’étaient pas tout simplement absents ?
Les chroniques de Choupette
Les faits suivants sont des faits réels, le premier s’est déroulé il y a moins d’un mois mais ne m’a été relaté qu’aujourd’hui… Les autres sont du vécu. Les noms des personnes dont il était important de préserver l’anonymat ont été remplacés par des personnages de Disney.
En représentation
Dernière ligne droite de la semaine : le week-end est proche et sera bienvenu pour se changer les idées. La semaine aura été marquée par une activité qui aura un peu monopolisé mon temps, des présentations du projet bien qu’il ne soit pas encore finalisé.
Viviane, sors de mes rêves !
Depuis que je travaille, j’ai toujours réussi, à quelques exceptions près, à oublier le boulot une fois que je l’avais quitté. Il me suffisait de franchir la porte et de me retrouver à l’air libre pour purger ma mémoire de tous les petits tracas de la journée. L’inconvénient, c’était qu’il fallait réapprendre tous les matins ce qui s’était passé la veille, mais cette faculté m’assurait une tranquillité d’esprit en dehors des heures de travail et donc un certain bien-être. Mais il faut croire que l’adage dit vrai et toutes les bonnes choses auraient une fin.
Redécouverte
Ca étonnait toujours quand j’en parlais à des gens qui ne me connaissaient peu, et pourtant ça faisait bien longtemps que je n’avais pas touché à un manche : un peu plus de 7 ans. Après une si longue période, je me demandais si j’en serais encore capable. Pas juste le toucher du bout du doigt évidemment, mais le manier comme il faut. Car contrairement à la plupart des gens que je connais, c’est un domaine où je n’avais jamais vraiment pris de plaisir. J’avais tout juste un peu plus de 18 ans lorsqu’a commencé mon initiation, mais personne n’a jamais su me montrer où était ce plaisir. Pour moi, s’il y avait du plaisir, il était ailleurs…
Mèches rebelles
Cette semaine, j’étais en déplacement, et Choupette aussi. J’étais venu pour rendre visite à son équipe et accessoirement travailler à raison d’une réunion par jour sur deux jours.
Au boulot, j’ai un collègue assez extraordinaire : il n’utilise jamais les bons mots. Tant qu’il mélange les expressions, ça me fait sourire, mais ça me fait beaucoup moins sourire quand ça le conduit à s’attribuer un mérite qui ne lui revient pas alors qu’il serait plutôt du genre à se noyer dans un verre d’eau. Ainsi quand il est face à un problème, il n’hésite pas à venir me voir pour cannibaliser mon temps de travail. Parfois il s’agit d’un truc qu’il ne comprend pas, je lui explique gentiment ce qu’il faut voir parce que je suis bon et que je crois que s’il apprend où regarder il évitera de revenir me déranger, mais quand mon chef lui demande s’il a remarqué le truc en particulier, au lieu de dire “oui, Loup m’a montré” ou “j’en ai discuté avec Loup et on a vu” ou encore “on m’a expliqué”, il dit simplement “oui oui, j’ai vu” alors même que je suis présent, comme si ça coulait de source qu’il ait pu voir le détail qui était sous son nez. Parfois aussi, il est censé résoudre un problème, et sachant qu’il n’a pas les compétences techniques nécessaires, je le prends en pitié parce que je me dis qu’il va y passer 3 jours sans même y arriver à la fin, ce qui à terme va me pénaliser dans mon propre travail, alors je lui mâche le travail en 2 minutes de manière à ce qu’il n’ait plus qu’à cliquer sur “envoyer” (voire même ça aussi je le fais), et quand le chef demande où ça en est, il répond fièrement “je l’ai fait” alors même que je suis présent, au lieu de dire “j’ai sous-traité à Loup” ou “on l’a fait avec Loup” ou “c’est fait”. Il faut vraiment que je lui apprenne à bien choisir ses mots à celui-là. Je ne relève pas sur le moment parce que ce sont pour moi des broutilles, que ce n’est pas l’objet de la réunion et que je ne cherche pas à me mettre en avant à tout prix, mais je note… Et il y a quand même parfois des vérités qui méritent d’être rétablies en privé. Je préfère nettement quand il sort des phrases qui ne veulent rien dire : maintenant j’en souris ouvertement, ce dont il finit par se vexer, mais qu’importe ! On se venge comme on peut… Et le loup sait être sournois.
Aujourd’hui va être une belle journée, avec de belles éclaircies entre deux passages de nuages, mais construites exactement sur le même schéma que celle d’avant hier ! Car comme mardi, je vais passer le plus clair de ma journée au téléphone en réunion. Comme mardi, je vais présenter les évolutions sur notre application qu’on prépare pour l’année prochaine en vue de rendre l’application plus ergonomique, plus facile à utiliser par des utilisateurs occasionnels qui la redécouvrent à chaque fois parce qu’ils ne passent dessus que 3 fois dans l’année. Comme mardi je vais me faire insulter, on va me dire que je travaille n’importe comment au prétexte que je n’ai pas tenu compte des désidératas d’une fraction de la population qui s’est accaparé un travail qui ne lui revient pas, comme mardi je vais devoir lutter contre la mauvaise foi et les arguments fallacieux, que je n’ai pas pris soin de consulter les quelques centaines d’utilisateurs qui ne veulent pas travailler comme des dizaines de milliers d’autres. Comme mardi, on me dira que c’est du grand n’importe quoi d’avoir voulu rendre l’application ergonomique, que c’était mieux avant quand les écrans étaient fouillis et que l’application posait des questions dont seuls des experts pouvaient en deviner le sens puisque présentées hors contexte. Comme mardi, je vais me faire lyncher par mes utilisateurs. Aujourd’hui va vraiment être une belle journée…







